Posts Tagged ‘brebis’

L’ours et les brebis dans les Pyrénées, 2016

vendredi, octobre 7th, 2016
Estive de la Cabane de Gourge Sec sur la HRP près de Somport

Estive de la Cabane de Gourge Sec sur la HRP près de Somport

 

Le bilan provisionnel des dommages d’ours sur le massif des Pyrénées françaises jusqu’au 31 août 2016 vient d’être publié. Malgré l’interprétation optimiste du rapport, les chiffres sont en hausse. (suite…)

La brebis ariégeoise : pas une toison d’or

jeudi, mai 26th, 2016
Gâteau de sel : un délice

Gâteau de sel : un délice

 

J’ai les bras jusqu’aux coudes dans la laine ; les mains douces grâce à la lanoline. La bergerie sent l’huile, les crottes de brebis, la sueur. Les tondeuses électriques bourdonnent, les brebis bêlent, mais les ouvriers sont avares de mots.

« 50017. 50176. 10237, laisse le cou. »

 

en attente

En attente

 

La laine retient toujours la chaleur de la brebis. C’est un peu comme dérober un œuf fraichement pondu du nid de la poule. Etrangement intime. Quelques secondes auparavant cette laine, cet œuf faisaient partie intégrante d’un animal vivant.

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Les Pyrénées du 21eme siècle (iv) : à la ferme

jeudi, avril 7th, 2016

Voici le quatrième volet dans ma série sur le Pyrénées en évolution.

La vente directe du producteur au consommateur existe dans les Pyrénées, mais elle me semble moins développée qu’en Angleterre. Ici je voudrais simplement signaler quelques faits qui m’ont marqué lors de mes traversées de la chaine.

 

Si les vaches ne veulent pas aller à la ferme, la ferme ira aux vaches

Si les vaches ne veulent pas aller à la ferme, la ferme ira aux vaches

 

J’ai vu cette machine à traire mobile près du Col de Pause en Ariège. L’éleveur m’a expliqué que les vaches montent au fur et à mesure que la saison avance, à la recherche de l’herbe fraiche. Au lieu de les faire descendre à la ferme pour la traite, il fait progressivement monter sa machine.

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Plus sur Manel, berger des Albères

mardi, décembre 9th, 2014
Canigou vu du Pic Neulós

Canigou vu du Pic Neulós

 

Je suis retourné aux Albères à la recherche des traces de Manel, ce berger extraordinaire, qui y vécut au dix-neuvième siècle. Cette fois j’étais accompagné par les adhérents du Club Rando-montagne de Lézignan-Corbières. On a démarré à St Martin, empruntant le GR10 jusqu’au Refuge du Coll d’Ouillat (ouvert pour boissons même en ce dimanche hivernal et venté de décembre).

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Les Pyrénées en itinérance : GR 10 français ou GR 11 espagnol ?

vendredi, septembre 5th, 2014
GR 11 : prairies fleuries au-dessus d’Estos ; au fond le massif de la Maladeta

GR 11 : prairies fleuries au-dessus d’Estos ; au fond le massif de la Maladeta

 

Je les ai traversées deux fois maintenant, les Pyrénées, de l’Atlantique à la Méditerranée. D’abord côté nord, chez nous, puis au sud. J’ai écrit un premier livre sur mes expériences sur le GR 10 (Les Pyrénées tout en marchant, chez Cairn). Et maintenant j’essaie de rassembler mes pensées sur le GR 11 ibérique. Alors, où est l’herbe la plus verte ? GR10 ou GR11?

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Faites entrer les dragons !

dimanche, juin 8th, 2014

Feral: Rewilding the land, sea and human life
[Devenu sauvage : l’ensauvagement de la terre, de la mer et de la vie]
par George Monbiot

Feral par George Monbiot

Feral par George Monbiot

Sur les cartes britanniques anciennes la zone entre le monde connu et terra incognita était souvent garnie de dragons. On n’en savait pas beaucoup, mais on savait que c’était dangereux. C’est là où Monbiot a élu résidence.

Dans son livre Feral, George Monbiot nous invite dans un étrange pays habité par l’ours, le loup, l’éléphant, le lion et bien d’autres fauves.  Son discours surfe entre sa vie personnelle et l’avenir de la planète sur une vague parfois optimiste, parfois désespérée. On le retrouve sur la crête des vagues dans son kayak ou bien pataugeant métaphoriquement  dans les creux, là où les dragueurs ont détruit les fonds dans leur quête aux coquilles Saint-Jacques.

C’est un voyage troublant dans un livre bien ficelé, plein de perspicacité, même si quelques-unes des propositions relèvent de la fantaisie.

Remonter le temps

La conservation, dit-il, ne suffit pas : il faut remonter le temps, organiser l’ensauvagement, créer des zones où la nature peut trouver sa voie. Des plantes (surtout les arbres), des poissons, des oiseaux et des animaux seraient réintroduits. La grande question : quelles espèces ont droit de résidence dans le paysage britannique surpeuplé ? (Je dis ‘britannique’ mais Monbiot vise plutôt le Pays de Galles et l’Écosse.) Sa liste comprend, entre autres, le sanglier, l’ours, le loup, le lynx, le lion et l’éléphant, tous ayant vécu en Grande Bretagne dans le passé. Il veut aménager les cascades trophiques (où les grandes animaux mangent les petits) – soutenant la thèse que la réintroduction de grands prédateurs est la meilleure façon de soigner un monde naturel déséquilibré. Notre idée de la nature, poursuit-il, est informée par ce que nous avons vu en tant qu’enfant. Mais chaque nouvelle génération apporte une nouvelle dégradation. Le point de repère n’est pas fixe, il se décale. L’état ‘naturel’ de la prochaine génération est moins authentique que celui de la précédente. Un ensauvagement programmé inverserait la tendance.

Il considère chaque espèce sur sa liste, lui octroyant un chiffre sur une échelle allant d’un à dix. À en croire Monbiot, le sanglier (10/10) est très apte à la réintroduction en Grande Bretagne et va pas provoquer un lever de boucliers. Le lion, par contre, est évalué à un sur dix. Monbiot n’est pas trop optimiste sur son accueil dans les banlieues.

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map of GR10

 
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